Allez, avouez, vous aviez deviné qu’après le 1 je m’attaquerais au 2, pas vrai ?
D’ailleurs ça faisait bien longtemps que je n’en avais pas parlé, de ce mystérieux temps qui semble prendre un malin plaisir à se dérober à nos oreilles, alors que la crème des danseuses et des danseurs ne jure plus que par lui, le maîtrisant avec une facilité assez désespérante.
Bon ben j’ai une bonne nouvelle. Non, deux bonnes nouvelles, en fait.
La première, c’est que danser sur le 2 n’est en aucun cas un gage de valeur. D’excellents danseurs se cantonnent au 1 ; tout n’est qu’une question de choix. La seconde, c’est que ce qui apparaît souvent comme un sommet inaccessible n’est finalement qu’une simple gymnastique auditive. Tout comme on ne voit que ce que l’on est préparé à voir, on n’entend que ce que l’on est préparé à entendre. Suffit donc de s’y préparer. Too easy.(lire la suite »)
D’un côté, les blocages de protestation contre la flambée du prix du pétrole qui se multiplient (20minutes.fr).
De l’autre, la citation de Philippe Armand, patron de Total en Indonésie (lue sur le blog de Tristan Nitot, dont les réflexions sur la consommation et l’environnement sont toujours d’une justesse exemplaire) :
Vous pourrez toujours faire un peu plus d’exploration, aller chercher du pétrole dans des zones plus difficiles… mais ça ne ramènera jamais le niveau de production des belles années. Le pétrole en tant qu’énergie sur laquelle tout repose, c’est un modèle dépassé.
Le fait que le boss même d’un géant du pétrole admette que l’hégémonie de cette énergie est condamnée, alors que des consommateurs hurlent leur désespoir face à la crise actuelle, dénote une lucidité doublée d’une impuissance. Le temps des énergies fossiles est plus que jamais révolu. Et la poudre aux yeux, même verte, ne suffit plus.
Vous le connaissez bien. A chaque fois qu’une musique vient caresser vos oreilles, le voilà qui s’impose subrepticement à elles, tranquillou comme ça l’air de rien. Sans même y penser, vous l’entendez, le ressentez, le visualisez même, à tel point qu’il vous est impossible de prêter une quelconque attention à ses acolytes. Je parle bien sûr de ce cher temps 1, temps fort s’il en est, qui surclasse tous les autres sans qu’on sache vraiment pourquoi.
Ben oui, tiens. Pourquoi n’entend-on que lui, d’ailleurs ? (lire la suite »)
Ça y est. Après 5 mois d’occupation sauvage de la demeure parentale, me revoici enfin dans un chez moi . Enfin, si on peut qualifier de « chez soi » un amoncellement de gravas entourant un pauvre et solitaire matelas jeté par terre…
Autant donc dire qu’entre les travaux, les cours, le boulot, et encore les travaux, le blog risque fort de tourner au ralenti (oui, je sais, vous aviez déjà remarqué). Faut vraiment que je reprenne mes recherches sur l’expansion temporelle des journées à 36 heures, moi…
Comme si notre bonne vieille planète trouvait malin de nous rappeler que nous ne sommes que d’insignifiants locataires la faisant bien marrer avec notre conscience écologique toute neuve et toute commerciale.
Le mardi, c’est musique. Oui, je viens de décider ça maintenant là tout de suite présentement.
Et la pulsion musicale du jour, c’est Damien Rice.
Une guitare douce et chantante, une voix à tomber par terre, des arrangements à la fois purs et fouillés, bref de l’émotion brute, du début à la fin de ses 2 albums : O et 9.
La première fois que je l’ai croisé, c’était au UK Salsa Congress de Londres (ouais, je sais, j’me la raconte un peu, là). Ne me demandez pas quand, j’ai jamais été doué en dates. Tout ce dont je me souviens, c’est de cet imposant personnage en train de chahuter joyeusement avec un certain Leon Rose, alors que le staff organisateur tentait tant bien que mal d’exposer aux profs et aux performers les détails logistiques de leur séjour.
J’ai appris le soir-même qu’on l’appelait Super Mario. The Million Moves Man. Un demi-dieu avec un sourire de gamin et un charisme de rockstar. Comment un mec pareil a-t-il pu rester aussi simple et avenant ? Il affiche en permanence cette bonne humeur nonchalante, qu’il soit en train de donner un cours à 300 personnes, ou de danser avec une débutante.
P.S. Euh, je précise tout de même pour les non-”jeuvidéophiles” qu’il est inutile d’appeler notre homme en cas de fuite d’eau. Le titre fait seulement référence au célèbre plombier de chez Nintendo…
Je ne suis pas vraiment un inconditionnel de Radiohead. Hormis les excellents Creep, High and Dry, ou encore Karma Police, j’avoue avoir de grosses lacunes concernant leur production musicale.
Leur dernier clip, All I Need, mérite néanmoins un joli coup de chapeau. Ou comment mettre à mal sa conscience de bon matin. (lire la suite »)