L’art d’inviter
le 11 juin 08 par Moliv
Souvenez-vous. C’est dur, parfois, d’être une fille. Ces longues soirées passées à rester assise, dans l’attente d’une main tendue ou d’un regard accueillant. Tout ça parce que de nos jours encore, il est des situations où la Femme dépend du bon vouloir de l’Homme…
(sympa, l’envolée dramatique, hein ?)
Pourtant il est vrai que se trouver du côté de « celui qui invite » peut également être quelque peu déstabilisant, voire même parfois complètement paralysant. D’où ces quelques petits principes à garder en tête lorsqu’on s’apprête à faire part à une demoiselle de notre irrépressible envie de la tenir dans nos bras…
Tous les hommes ne naissent pas libres et égaux en danse. Certains n’éprouveront aucune difficulté à aller inviter Eddie The Salsa Freak (PJ inside), alors que d’autres auront toutes les peines du monde à demander une danse à la débutante avec qui ils viennent pourtant de prendre une heure de cours. Quel que soit le camp dans lequel vous vous trouvez, messieurs, essayez de ne pas trop oublier les 2, 3 points suivants :
- Soyez avenants. Pas la peine d’embaucher le violoniste du coin ou de faire livrer 3 douzaines de roses blanches pour agrémenter votre demande, mais estimez toujours celle que vous convoitez. La regarder en l’invitant est la plus élémentaire des règles. Et si en plus vous souriez, toutes les chances seront de votre côté !
- Ne refusez jamais une danse. J’exagère, évidemment. Vous avez parfaitement le droit d’être fatigué, de ne pas aimer la chanson, d’avoir déjà promis la danse, etc. Mais souvenez-vous qu’une danseuse faisant la démarche de venir vers vous brave courageusement les usages conventionnels. Pour vous.
- Acceptez les refus. Je sais, il n’est jamais agréable de recevoir un « Non. » péremptoire dans les dents, mais ne le prenez pas personnellement. Il y a mille bonnes raisons pouvant pousser une danseuse à décliner une invitation (les filles, elles sont pas faites comme nous). Et même si c’en est une mauvaise, genre votre tête qui ne lui revient pas, et bien tant pis. C’est son droit, et d’autres ne partageant pas cet avis attendent impatiemment que vous veniez vers elles…
En fait, comme dans toute activité sociale, le principe de base est de considérer l’autre. Evident, mais ô combien important.