Guider tôt, suivre tard

le 25 juillet 08 par Moliv

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Ce que j’aime dans les danses à deux, c’est qu’en général, on danse à deux. Connivence, entente, partage… Du simple échange à la complicité totale, c’est toujours un moment privilégié.

Le seul truc, c’est que pour que le courant passe, il faut qu’il y ait un minimum de connexion. Physique, je veux dire. Parce que, je le répète, même si c’est un principe rétrograde particulièrement déstabilisant pour une gente masculine traumatisée par des décennies de parité, il faut dire ce qui est : en danse, « c’est l’homme qui dit ! ».

Ce n’est évidemment pas la première fois que je parle guidage ; mais je voulais cette fois-ci rebondir sur l’excellent lien de Maxou pour en aborder un aspect un peu trop sous-évalué : le timing. Car il y a aussi un timing pour le guidage, eh oui décidément rien n’est simple…

Le principe de base, que vous aviez deviné dès le début grâce à une perspicacité qui n’est plus à prouver, c’est : « guider tôt, suivre tard ». Donc, chronologiquement, on aura d’abord le guidage du danseur, et seulement après la réponse de la danseuse.

Dit comme ça, ça peut paraître évident, mais en pratique on voit trop souvent des hommes initier un mouvement trop tardivement pour que la danseuse puisse y répondre ; ou à l’opposé des demoiselles débordant d’impatience au point de chercher à deviner le guidage de leur partenaire, avant même que celui-ci n’ait commencé à en élaborer un début d’esquisse de semblant d’ébauche d’idée.

Alors vous allez me dire : « Mais on danse plus en même temps, du coup ! ».

Ben si. Si l’on considère pour simplifier que les 2 partenaires vont déplacer leur pied simultanément sur le temps 1 (ce qui n’est pas forcément le cas, comme l’explique Eric Freeman dans son article), il faudra que l’homme donne son impulsion de guidage aux alentours du temps 8 (tôt), et que la danseuse attende (tard) avant d’y répondre. Les pieds se déplaceront donc bien simultanément, mais l’appel masculin et la réponse féminine seront décalés.

Pour résumer, danser à deux, c’est comme avoir une conversation : il vaut mieux attendre que l’autre ait posé une question avant d’y répondre. Ça évite pas mal de quiproquos.

Photo Street_Spirit.

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1 commentaire pour cet article

  1. Miss Terre

    Oui en plus ça dépend des partenaires…

    …pour ma part il me faut au moins deux temps pour que ça monte au cerveau et 2 temps pour que ça redescende à mes pieds…

    :-D

    PS : bon je te rejoins, la danse à deux est bien le seul moment, messieurs, où vous pouvez affirmer votre “supériorité”… pffffff

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