[GPG] WALL-E

le 07 août 08 par Moliv

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Film américain (2008).
Réalisé par : Andrew Stanton.
Avec : Philippe Bozo, Marie-Eugénie Maréchal, Emmanuel Jacomy.
Genre : Animation.
Affiche.

Alors, glop ou pas glop ?

Un magnifique glop, évidemment !

Je crois que les films d’animation ne cesseront jamais de m’émerveiller. Imaginer que le personnage que je vois littéralement vivre a été dessiné image par image par un animateur m’a toujours laissé admiratif. Et lorsqu’en plus l’artiste est capable d’insuffler sentiments et émotions à des éléments d’ordinaire totalement inexpressifs, comme ici à un bête automate de base, l’admiration devient presque vénération.

WALL-E donc, pour les autistes qui n’en auraient encore jamais entendu parler, est un robot. Je ne vais pas rentrer dans les détails, l’histoire est tout ce qu’il y a de plus basique, et de toutes façons on s’en tape un peu en fait. La seule chose qui importe, c’est cette formidable émotion se dégageant tout au long du film. Enfin, surtout durant la première demi-heure, pour être précis.

Car il faut tout de même saluer l’audacieux pari d’Andrew Stanton et de ses acolytes qui, en choisissant de faire démarrer l’histoire sans aucun véritable dialogue, ont pris le risque de perdre le spectateur en route, alors qu’ils nous offrent par là-même le plus beau moment de poésie du film.

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Alors bien sûr, cette nouvelle perle made in Pixar n’est pas exempte de défauts. La présence de véritables acteurs lors de séquences vidéos est à mon sens le plus décevant (je suis d’ailleurs curieux de connaître la raison de ce choix : artistique, ou économique ?). De plus, l’histoire flirte un peu trop dangereusement du côté de la fable naïve moralisatrice ; mais l’ensemble reste trop plaisant pour qu’on ait envie de jouer aux rabats-joie.

Côté technique, on frise la perfection. Animation, lumière, profondeur de champ, effets visuels… on en prend plein la tronche sans réellement s’en rendre compte, ce qui est l’un des meilleurs gages de qualité.

Ajoutons-y une bande son envoûtante, des personnages attachants, et un chassé-croisé perpétuel entre humour et émotion, et l’on obtient un film d’animation extrêmement touchant, qui relègue les Madagascar 2 ou autres Chimpanzés de l’espace au rang de futiles divertissements préhistoriques.

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