Comme une image
le 08 septembre 08 par Moliv
En ce moment se tient à Perpignan le 20ème festival international du photojournalisme, Visa pour l’Image 2008.
Je n’ai certes jamais mis les pieds à cet événement, ni même à Perpignan d’ailleurs, mais quelques lignes croisées sur 20Minutes.fr m’ont interpellé.
L’auteur y reconnaît la qualité des images, mais déplore cependant « l’indigeste litanie des photos de massacres, famines et maladies incurables qui est devenue, au fil du temps, la marque de fabrique du festival de photojournalisme de Perpignan ».
J’admets que l’étalage de la misère humaine n’a rien de particulièrement réjouissant, mais le rôle du photojournalisme n’est-il pas avant tout informatif ? On nous sert quotidiennement au 20h notre dose de catastrophes et d’horreur sans que personne ne s’en émeuve le moins du monde, et voilà que l’on maugrée devant la noirceur des reportages photos !
Il serait un peu plus constructif de s’interroger sur l’avenir incertain de ces professionnels de l’information, qui désespèrent de voir les magazines dédaigner leurs sujets jugés trop déprimants, alors que le plus insipide des clichés paparazziens trouve instantanément preneur pour une somme indécente !
D’ailleurs, voilà un petit test pas facile : l’une des 2 photos suivantes vaut nettement plus que l’autre, laquelle ? Attention, la réponse diffère légèrement selon l’échelle de valeur choisie : artistique, ou pécuniaire…


Crédits photos (de haut en bas) :
Kadir van Lohuitzen/NOOR.
Munem Wasif/Vu.
DR.
Titi 11.09.08 à 9:56 - Citer
Je n’ai rien lu des propos de ce monsieur mais d’après ce que je lis de ton texte, il déplore simplement de ne voir que ca dans son festival. A croire que pour “gagner”, il faut forcément que la photo montre la misère. Ca n’a rien a voir avec le fait de regretter ou de vouloir limiter de telles photos.
Je trouve que c’est mélanger 2 problèmes. Les paparazzis et leur photo autour des stars avec n’importe quel cliché même de mauvaise qualité, (je trouve ca pitoyable depuis longtemps mais c’est la demande des gens de notre société. L’humain est voyeur a en pleurer.) et le fait de croire que pour avoir une photo de qualité, il faut absolument mettre en évidence la misère. Il n’ait nul besoin d’avoir des stars en photo pour sortir de ces images de massacres ou autres. Et je pense que c’est ce qu’il voulait dire.
Après, il est évident que ces dernières font passer énormément d’émotion et sont d’un “vrai” terrible. Mais il doit bien y avoir d’autres catégories entre ces images et les m… des paparazzis. (mais je me mtrompe peut-être. Je ne suis ni journaliste, ni photographe, ni artiste) Donc je pense que ce monsieur ne veut pas occulter les superbes photos qu’on lui fournit mais voudrait surement plus les diversifier.
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