Variations

le 13 octobre 08 par Moliv

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Je suis tombé il y a quelques temps sur un reportage traitant de littérature. Ne prenez donc pas vos yeux à votre cou, le sujet du jour n’est nullement Balzac, Anouilh, ou quel qu’autre illustre personnage hantant encore nos petites mémoires écolières. Non, aujourd’hui on va simplement (et courtement) parler musique.

Tout est parti de ce reportage, donc. Un écrivain anglais – dont j’ai honteusement oublié le nom – enseignant la littérature à l’université, s’est fendu d’une remarque tout à fait judicieuse au sujet du rythme. Le rythme d’écriture, en l’occurrence.

En gros, et qu’il me pardonne de déformer ainsi ses propos, il a expliqué combien il était important pour un auteur de varier le rythme de ses phrases, de ses paragraphes, de son style, afin de toujours retenir l’attention de son lecteur, et éviter ainsi que la platitude d’une rengaine monocorde ne l’envoie dans les bras de Morphée.
En clair, faut surtout pas faire comme moi, qui n’ai jamais su écrire une phrase de moins de 143 mots, hormis par SMS. Et encore, c’était avec un téléphone mono-touche.

Toujours est-il que j’ai immédiatement fait l’analogie avec le domaine de la musique, et plus particulièrement celui de la salsa. Cet homme avait réussi en quelques mots à expliquer pourquoi certaines chansons parvenaient à me transporter immédiatement, alors que d’autres m’endormaient immanquablement dès la 3ème mesure.

Tout vient du rythme. Pas le tempo, non. Le rythme musical, instrumental, vocal, tout ce qui donne son énergie à une chanson.

Ainsi, que ce soit en littérature ou en musique, j’ai besoin de variations. Il me faut des dialogues ciselés, des descriptions détaillées, des percussions millimétrées, des cordes langoureuses, des paragraphes inégaux, des breaks puissants, des chapitres réfléchis, des changements de clef… Bref, un peu de richesse dans ce monde de brutes.

Et si en plus l’ensemble est dominé par la simplicité, là c’est le nirvana assuré.

(V’là que je fais des rimes sans le vouloir, maintenant… Le jour où je me mets à sortir des alexandrins, j’arrête ce blog !)

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