
Film américain (2008).
Réalisé par : Sean Penn.
Avec : Emile Hirsch, Marcia Gay Harden, William Hurt.
Genre : Aventure.
Affiche.
Alors, glop ou pas glop ?
Alors à ceux que j’entends déjà maugréer : « Ouais, ma ta rubrique glop ou pas glop, elle devrait plutôt s’appeler glop-tout-court tellement que t’es toujours content », j’objecterai ça et ça. Ok, 2 sur 10 c’est pas énorme, mais que voulez-vous même si j’adore râler, je préfère tout de même parler de quelque chose qui me botte plutôt que l’inverse.
Ceci dit j’aurais très bien pu me délecter d’un article négatif si j’avais choisi de parler du livre. Car je me suis plongé dans le roman de Jon Krakauer avant d’en visionner l’adaptation. Et faut dire ce qui est, il est soporifique au possible. Le style inexistant et la profusion de noms de villes, de personnages, et de flashbacks m’ont rendu la lecture particulièrement pénible, si bien que j’ai pour la première fois de ma vie abandonné un bouquin en plein milieu, pour alors tenter de mener ce « voyage au bout de la solitude » sur le chemin de la rédemption grâce au film de Sean Penn.
Et grâce en soit rendue à l’ex-bad boy d’Hollywood, ce fut un pied total du début à la fin.
L’histoire tient en une seule ligne. Christopher McCandless, brillant étudiant américain fraîchement diplômé, décide un jour d’abandonner tout ce qui l’attache à une société de consommation qu’il ne cautionne pas, pour partir seul à l’aventure, vers le Nord, sans avertir ni famille ni amis.
Drôle d’idée, certes. Mais qui trouve cependant un écho certain chez nombre de nos contemporains, surtout en ces temps de morosité économique et de catastrophes humanitaires en tout genre. Car qui n’a jamais envisagé de tout plaquer du jour au lendemain pour aller vivre en pleine nature ? A condition de conserver un minimum de confort, bien sûr, comme l’eau courante, la clim réversible, et la PS3 sur écran plasma.
Eh bien Chris McCandless est passé à l’acte, lui. La console de Sony n’étant pas encore sortie à l’époque des faits, il a malheureusement dû se contenter de quelques livres – nettement plus pratiques à transporter, il est vrai. Et c’est donc l’exode de ce jeune homme intelligent, cultivé, et parfaitement équilibré, ayant simplement choisi de quitter un monde qui n’était pas fait pour lui, que nous sommes invités à partager durant près de 2 heures 30.
Premier constat : ce film est beau. Pas d’une magnificence exubérante et spectaculaire, non. Une beauté simple, pure, dans les paysages comme dans les rencontres, qui donne un côté terriblement réaliste à cette épopée.
Deuxième constat : ce film est intelligent. Pas de leçon de morale, pas de pathos, pas de manichéisme (pfiou il est pénible à écrire celui-là). Juste une invitation à l’évasion, à la réflexion, et à l’introspection. Rien que des trucs en « ion » que j’adore – tant que ça dure pas trop longtemps.
Dernier constat : qu’il soit devant ou derrière la caméra, décidément, j’adore Sean Penn.











