
J’ai toujours eu en horreur l’exubérance sentimentale et l’épanchement à outrance. J’entends par là l’expression immodérée et souvent quelque peu factice de bons et beaux sentiments à l’égard d’autrui. Il est tellement simple de jeter de jolies phrases en l’air sans y apporter une once de sincérité, que je préfère souvent tomber dans la facilité du non-dit.
J’ai pourtant réalisé récemment combien il pouvait être dommage se perdre dans l’excès inverse. C’est vrai quoi, tout le monde n’est pas forcément réceptif à la communication non-verbale, à l’énergie positive et autres fluides cosmiques bienveillants.
Une de mes résolutions 2009, que je ne tiendrai bien évidemment pas vu que je reste un incurable autiste et que les bonnes résolutions, ça pue du fion, sera donc de faire comprendre aux personnes que j’apprécie que je ne les déteste point.
Car comme a dit je sais plus qui :
Tous les mots, du banal au plus beau,
Réticences inutiles, ouvre donc ton cœur aux regards.
Tous les mots, du génial au plus sot,
D’amour ou d’ami, ému ou épris,
N’attends jamais qu’il soit trop tard.