
C’est manifestement l’émission à la mode. Diffusée quotidiennement sur M6 à 17h50, « Un dîner presque parfait » ne cesse de grignoter (vous noterez le subtil trait d’esprit) part d’audience sur part d’audience, si bien que ce divertissement se retrouve, pour son premier anniversaire, en tête de la très disputée course à l’audimat sur sa tranche horaire.
Les chiffres sont éloquents : 3,4 millions de téléspectateurs le 9 février 2009, pour une part d’audience de 21,8 % auprès de l’ensemble du public (source Médiamat – Médiamétrie). Autant dire qu’avec de tels scores, trouver des annonceurs relève de la sinécure. Certains de toucher leur cible, ceux-ci n’hésitent pas à mettre la main au porte-monnaie, quitte à payer 45 % plus cher que sur les autres chaînes (source Rue89).
Jugez plutôt : 27 960 € les 30 secondes . Une bagatelle. Et vu qu’annonceur n’a jamais rimé avec philanthrope, j’imagine le retour sur investissement particulièrement conséquent, ce qui me laisse quelque peu dubitatif quant au libre-arbitre et à l’esprit critique des consommateurs que nous sommes.
Mais je m’égare. Pas que ça me déplaise de maugréer pour la énième fois contre cette insupportable et envahissante pollution visuelle et sonore qu’est la pub, mais je connais quelques personnes (à peu près) fréquentables dont c’est la principale activité, et je m’en voudrais de leur infliger un nouveau pamphlet rageur.
Non, en fait je voulais simplement – et brièvement – taper sur cette émission navrante. J’avoue bien volontiers n’avoir suivi en tout et pour tout que 8 à 9 minutes de ce pur joyau télévisuel, mais ce furent déjà 8 à 9 minutes de trop.
Le concept est d’une simplicité enfantine : « Ils sont cinq, ils habitent la même région, ils ne se connaissent pas et pourtant, ils vont s’inviter à dîner à tour de rôle pendant toute une semaine pour remporter le titre du meilleur hôte ».
Autrement dit, on prend 5 adultes consentants qui ne se connaissent pas (et qui, parfois même, ne peuvent pas se blairer), on les réunit autour d’un dîner se voulant convivial sachant qu’ils n’ont absolument rien à se dire (et que, parfois même, ils ne peuvent pas se blairer), et on leur demande ensuite de noter leur hôte selon différents critères, en toute objectivité, mais sans jamais ouvertement dire que, parfois même, ils ne peuvent pas se blairer.
On obtient ainsi un condensé d’hypocrisie, de fausseté, d’attentions calculées et de sourires forcés, bref l’opposé même de ce que devrait être un dîner – presque – parfait.
Et après on s’étonne que je ne sois pas particulièrement pressé de réparer mon câble d’antenne…












Oula …
Je commencais a languir……. 8 jours sans
nouvelles a lire
infos piquantes, hilirantes
conseils précieux
Je me demandais ce qu’il advenait de notre Moliv National oh que dis-je, n’ayant pas peur des mot internationnal)…
Et voilà que nous avons 2 articles pour le prix d’un…
a quand les investisseurs pour ton blog ???
Ce n’est pas ton câble d’antenne qu’il faut réparer, c’est juste l’antenne qui est sur le toît qu’il faut un peu bouger.