
Je suis un tortionnaire. Quiconque ayant déjà pris ne serait-ce qu’un cours avec moi pourrait témoigner de mes insidieuses et sournoises pulsions tyranniques, allant de l’intransigeante croisade anti-essuie-glace, à la vocifération péremptoire du pas de base.
Le pire, c’est qu’à ces insupportables et innombrables destriers de bataille vient s’ajouter une détestable propension à la torture psychologique. Si. Le repentir me guette parfois, mais je l’ignore courageusement. Car si ma conscience survit à ce penchant sadique, c’est uniquement grâce à l’intime conviction de son bien-fondé – ce qui est un peu facile, je vous le concède.
Toujours est-il que l’une de mes tortures favorites – qui se révèle également être l’une des plus redoutées – est de faire danser mes élèves sur une musique lente. Voire très lente, si vraiment je me trouve dans une période de sadisme absolu et que j’ai eu une sale journée. Ce qui n’arrive bien évidemment jamais. Lire la suite →











