
On ne le répètera jamais assez, la tâche d’un danseur est d’une arduité traumatisante.
Lorsqu’il débute, il est jeune, naïf, insouciant et plein d’espoir. Et alors qu’un horizon radieux de danses et de festivités orgiaques semblait s’offrir à lui, voilà que le malheureux se retrouve, sans trop savoir comment, victime d’un harcèlement moral impitoyable de la part ce celui en qui il avait placé toute sa confiance – ainsi que tous ses deniers, d’ailleurs. Tout ça parce que les bases, parce que les paliers, parce que les essuies-glace, parce que le tempo, et parce qu’Hercule n’était décidément qu’une fillette avec ses 12 malheureux travaux.
Messieurs, nous sommes des héros.
La mauvaise nouvelle, c’est que plus ça va, et moins ça va. Car une fois le cap du débutant soigneux et appliqué franchi, nous nous retrouvons face au plus cruel des dilemmes que l’Homme ait jamais connu depuis la diffusion simultanée de la finale de la Coupe du Monde de foot et d’un reportage exclusif sur les méthodes de sélection des mannequins Aubade : vaut-il mieux privilégier la technique, ou le feeling ?
Comme souvent dans ce genre de cas, il n’y a ni bonne, ni mauvaise réponse. Seulement des choix. Et en ce qui me concerne, ça se situerait plutôt nettement du côté de la seconde proposition.
Surtout si ce sont des mannequins brunes. Lire la suite →















