L’écoute féminime

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A l’heure où la rentrée pointe timidement le bout de son nez, toute consciente qu’elle est du ressentiment que nous nourrissons à l’encontre de celle qui sonne ainsi le glas de nos douces soirées estivales et de nos longues journées de farniente, je voudrais revenir très brièvement sur un petit conseil express à l’égard des salseras ayant repris avec bonheur le chemin studieux des cours de danse.

Mesdemoiselles, alors que la tâche incombant au danseur durant ce qu’il convient d’appeler le calvaire de l’apprentissage corporel est, entre autres, d’assimiler et de reproduire les enchaînements de passes présentés sans ménagement aucun par le prof, celle qui vous est réservée est justement de ne pas faire de même.

Je m’explique. Tant qu’il se trouve dans la dérisoire zone d’influence que constitue une piste de danse, l’homme commande. Il guide, vous suivez. Enfin, vous faites comme vous le sentez en fait, mais au moins aura-t-il eu l’illusion durant quelques minutes de détenir l’inaccessible pouvoir décisionnel lui faisant tant défaut dans la vraie vie réelle de tous les jours.

Ainsi, le rôle de la danseuse est de répondre au guidage de son partenaire. Pas de réciter un enchaînement par cœur, mais bien d’écouter et ressentir les impulsions du danseur. Ce qu’il est bon de travailler dès les premiers cours.

Alors je sais, des fois, ben le mec il guide pas, ou mal, ou alors il se trompe. Et du coup on se sent obligées (faites pas gaffe à mon hermaphrodisme) de l’assister encore et toujours, ce boulet.

Ben non.

Si le danseur se plante, c’est son problème. S’il ne guide pas, c’est toujours son problème. Plus vous serez complaisante avec lui, et moins vous aurez l’habitude de le suivre. Ce qui à terme se révèlera problématique et pour l’un, et pour l’autre.

Donc les filles, même si cela frustre votre côté Mère Teresa, arrêtez de vouloir aider votre danseur en effectuant toute seule les mouvements attendus, et essayez un peu de l’écouter. Vous constaterez que cet être étrange ne cherche qu’à communiquer.

6 commentaires sur "L’écoute féminime"

  1. fanny dit :

    heuuuuu oserai-je dire quelque chose après cet enguirlandage collectif????

    toum toum toum…….
    Bon, Oki Maître Moliv, on répond au guidage et on n’anticipe pas ;)

    => Je sors

  2. Karine dit :

    bien … bien … bien …
    Juste une question … et quand il n’y a aucun guidage?

  3. Maxou dit :

    @Karine : bin tu bouges pas ! Tu fais ton pas de base quoi lol

  4. Moliv dit :

    @Fanny : Mais c’était pas du tout un enguirlandage, voyons ! Comme si j’avais l’habitude de râler…

    @Karine : Maxou a parlé. Basic step and wait. S’il n’y a toujours rien au bout de 3 minutes, c’est qu’il s’est perdu dans le fond de tes yeux, auquel cas un simple battement de cils devrait le ramener à la réalité.
    Ou l’achever définitivement.

  5. fanny dit :

    LOL
    Mais on sait que c’est pour notre bien, pour qu’un jour on devienne grand(e)s ^^

    Ceci dit des fois c’est vraiment dur de faire le pas de base et d’attendre……. grand moment de solitude, en cours passe encore, mais sur la piste :s alors reste encore la communication verbale…ou pas…..

C'est pas parce qu'on n'a rien à dire…