Un p’tit coup d’œil dans le rétro

le 31 décembre 09 par Moliv

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Ça y est. Les dernières heures de 2009 s’égrènent, laissant place aux sempiternelles rétrospectives de fins d’années.

S’il fallait n’en retenir qu’une, ce serait bien évidemment celle de l’incontournable photo-blog The Big Picture, qui revient non seulement sur les événements marquants de ces 12 derniers mois (120 clichés en 3 parties : 1, 2 et 3), mais également sur ceux des 10 dernières années. Immanquable, comme d’habitude.

Sinon en ce qui me concerne, je me vois contraint de contrarier mon légendaire esprit de contradiction – ce qui, du coup, n’est plus si contradictoire que ça – en me pliant comme tout le monde à ce banal exercice rétrospectif, histoire de purger en passant mon interminable liste d’articles « en chantier que ça serait bien que t’écrives autre chose que le titre quand t’auras 2 secondes ».

Voici donc un bref retour sur les quelques glops m’ayant particulièrement marqué depuis janvier. Catégorie divertissement de base, parce que manquerait plus qu’on finisse l’année dans la morosité austère non mais oh sans déconner…

[Jeu vidéo] Uncharted 2

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La claque vidéo-ludique de l’année. Une qualité graphique impressionnante, un gameplay irréprochable, une narration hollywoodienne, et une variété d’environnements rendant toute lassitude proprement impossible.

Alors c’est un jeu d’aventure, hein. On a un héros sans peur bien qu’avec 2, 3 reproches, une quête que ouais on sait bien que c’est un prétexte pour tirer sur tout ce qui bouge mais on s’en fout c’est prenant quand même, et un déroulement linéaire particulièrement bien étudié pour les boulets qui comme moi se retrouvent plongés dans un profond désarroi dès qu’on leur propose un nombre de choix supérieur à 1.

Rien de bien original, donc. Mais du pas original qui déchire (euh, oui, paraît qu’il faut adopter un style littéraire djeun’s et décontract’ quand on parle jeu vidéo, une histoire d’identification du lectorat, j’ai pas tout compris).

[Film] Watchmen

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La meilleure adaptation d’un comics à ce jour.

Religieusement fidèle au roman graphique, dont la profondeur implique fatalement quelques longueurs lorsque porté à l’écran, le film brille surtout par un esthétisme de chaque instant. Les couleurs, la lumière, le rythme des plans, tout est pensé pour établir une ambiance visuelle exceptionnelle, depuis les séquences contemplatives jusqu’aux plus violentes.

Le mode de narration n’est peut-être pas des plus aisés à suivre, la mise en scène n’est pas exempte de quelques tics ampoulés, mais l’ensemble est d’une cohérence et d’une beauté telles que le film en devient incontournable.

A condition d’aimer les mecs en collants se foutant sur la tronche, bien sûr…

[Jeu de société] Les Loups-Garous de Thiercelieux : Le Village

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Le Village est la dernière extension du jeu Les Loups-Garous de Thiercelieux.

Je rappelle le principe de base pour les martiens n’en ayant jamais entendu parler : l’ensemble des joueurs constitue une joyeuse communauté de villageois naïfs et insouciants, parmi lesquels se cachent sournoisement de terribles et impitoyables loups-garous. Si. Le but des villageois va donc être de très rapidement chercher à deviner derrière quel sourire hypocrite se dissimule une bête féroce avide de chair fraîche, sous peine de voir leur démographie chuter dangereusement nuit après nuit.

Pour ce faire, guidés par un raisonnement hors du commun et quelques pouvoirs spéciaux, ils vont décider de sacrifier chaque jour celui d’entre eux leur apparaissant comme le plus susceptible de revêtir une douce robe poilue les soirs de pleine lune, sachant que de toutes façons je vote jamais contre mon frère au premier tour.

Avec l’extension Le Village, on atteint une dimension supplémentaire. Outre son pouvoir secret, chaque joueur possède un métier connu de tous lui conférant des capacités supplémentaires, telles qu’accorder sa grâce au sacrifié, interdire certaines personnes de voter, ou même assassiner spontanément n’importe quel autre joueur.

Ajoutons à cela quelques nouveaux personnages, dont l’excellent Loup blanc rêvant d’exterminer la terre entière, loups-garous compris, et l’on obtient un jeu qui, bien que particulièrement mal présenté par votre serviteur, est une vraie tuerie. Au propre, comme au figuré.

[Série télévisée] Kaamelott Livre VI

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Kaamelott, c’est la légende arthurienne revisitée par l’excellentissime Alexandre Astier, dont l’humour à la fois simple et acéré me fera toujours plier en 4. Voire 8, les jours de grande souplesse.

Alors que les tout premiers épisodes étaient pensés pour être regardés ponctuellement, c’est-à-dire dans un format très court et sans réel lien les uns avec les autres, la série a brillamment su évoluer vers un mode narratif plus profond, avec une véritable intrigue en fil conducteur. On a ainsi droit avec ce dernier livre à la genèse de la légende du Roi Arthur, alors qu’il n’était encore qu’Arturus, jeune soldat romain bien loin de toute préoccupation bretonne.

Si j’avoue avoir quelque peu redouté cette plongée dans le passé romain de notre héros, synonyme de changement radical d’atmosphère, il m’a suffit d’un seul épisode pour envoyer valser mes craintes. Les acteurs sont, comme toujours, irréprochables, l’humour n’a rien perdu de sa causticité nonchalante, et les nouveaux personnages sont particulièrement truculents.

En un mot comme en cent, j’adore.

[Livre] Un lieu incertain

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Alors je sais, il est sorti en 2008 celui-là, mais il me semble bien ne l’avoir lu qu’en 2009, et de toutes façons vu les navets que je me suis tapés cette année c’est à peu près le seul que je puisse citer sans avoir une furieuse envie de le descendre.

Un lieu incertain, donc, est le dernier roman de Fred Vargas. Dont je suis un inconditionnel, tant cette femme (euh, oui, c’est une femme en fait) sait manier les mots avec une subtilité et une facilité frisant l’indécence.

L’intrigue est en fait anecdotique. On a affaire ici à un polar somme toute assez conventionnel, dont la véritable force réside, comme souvent avec Fred Vargas, dans le plaisir de lecture procuré. Les personnages principaux étant récurrents dans la plupart de ses romans, je ne saurais trop conseiller à un œil vierge de débuter par le premier, L’Homme aux cercles bleus. Soit vous accrochez au style, et vous vous retrouvez contraint de dévorer l’intégralité de la bibliographie de notre amie, soit vous n’adhérez pas, et vous vous retrouvez contraint de subir mon regard désapprobateur à chaque fois que nos chemins se croiseront.

C’est un risque à prendre.

[Bédé] Rocher rouge

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On finit avec le 9ème art, que j’ai particulièrement délaissé cette année. Guère de prétendants, donc, mais un très bon souvenir de cet album d’Éric Borg et Michaël Sanlaville.

Point de départ : un groupe de jeunes qui s’éclate et se fend la poire décide de passer quelques jours sur une île paradisiaque, coupée du reste du monde. Bronzette, farniente, belle étoile, le programme est des plus réjouissants. Sauf que forcément, les choses ne vont pas tout à fait se dérouler comme prévu.

Le style graphique est très réussi. Léger, expressif, mise en couleur efficace, du tout bon. L’histoire, quant à elle, se laisse lire avec une réelle délectation, si bien que l’on referme l’album avec le sentiment de l’avoir dévoré trop vite. Ce qui est plutôt généralement bon signe.

Illustration REUTERS/Stringer.

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2 commentaires pour cet article

  1. Laeti

    Et oui, nous voilà en 2010!
    Je te (re)souhaite une excellente année;
    je voulais aussi te remercier ainsi que toute la bande de villageois de Thiercelieux , de m’avoir fait connaître ce jeux!
    Mais je voudrais aussi vous préciser que je ne suis jamais du côté obscur de la force et qu’il ne faut jamais , non mais vraiment jamais m’éliminer (encore moins au 1er tour!)
    Oui je sais , tout le monde dit ça, mais moi c’est vrai! ;o) En tout cas, chapeau Maitre du jeu!
    bizz

  2. Titi

    Waouuu!!! 6 Glops d’un coup?!?!? (oups, j’ai 10 jours de retard en plus mais désolé pas trop le temps de surfer ces derniers temps.)

    J’adhère a fond sur les 3 premiers.
    - Uncharted 2 est un petit bijou. Je me revois assister, ébahi devant la beauté du jeu et “anxieus” (bon ok j’exagère un peu) de savoir si il allait réussir sa mission, a la partie de mon frérot. J’étais déjà conquis. Ensuite, il m’a dit: “tiens prend le pad et joue un peu.” Moi: “ca va pas la tête?! Jle trouve génial mais c’est pas trop mon style de jeu. En plus, je vais te bousiller ta partie”. Il insiste 2 puis 3 fois. Je prends la télécommande pour lui faire plaisir en me disant “toute facon, je dois bientot partir a ma soirée”. J’ai plus décollé du jeu et suis parti 1 h30 en retard. LOL

    - Pour Watchmen, j’adhère donc aussi aussi (mais les films longs me dérangent pas trop moi). Quelques scènes assez cru de violence rendu tellement esthétique (euu ca veut pas dire que j’ai aimé ^^) par cette réalisation, un film esthétique et prenant mettant en scène des héros pas si parfait que ca. J’ai hate de le revoir en Blu Ray.

    - Loup-Garou de Thierceleux: Aaaouuuuuuuuuu!!!!! Me demandez pas, alors que je n’aime ni jouer un role, ni les joutes verbales, pourquoi j’aime autant ce jeu. Je sais pas. Mais il m’a immédiatement captivé et je suis toujours partant. C’est toujours un plaisir pour moi. Chercher avec des déductions logiques (ben oui, j’ai pas l’intuition féminine ^^) a trouver les méchants ou a reporter les soupcons sur quelqu’un d’autre. Trop bien. D’abord je me présente comme chef de village et mon frère je lui fait pas confiance mais je vais pas le sacrifier, il peut servir. ;o)

    Pour les 3 derniers glops, ben je prendrai surement en considération celui de la bd et celui de Kaamelott dans un futur proche ou pas et me ferai mon propre avis. Par contre, je fais totalement confiance en Mr Mo pour le roman. LOL.

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