le 26 février 10 par Moliv

Avant-hier, une femme est morte. Elle avait 40 ans. Elle était dresseuse au parc aquatique Seaworld d’Orlando.
Son meurtrier se prénomme Tilikum.
C’est un épaulard.
Si les circonstances du drame sont encore confuses, il semble être acquis que la victime, Dawn Brancheau, ait été happée par l’animal, puis traînée violemment dans le bassin devant des dizaines de spectateurs.
C’est affreux. Nous sommes bien d’accord. Mais si je m’apprête ici à perdre toute commune mesure en versant dans un discours à la fois démago et provocateur (si, si, c’est possible), c’est uniquement à cause de mon incorrigible soif de grommelage compulsif que je muselle tout à fait involontairement depuis que ce blog est à l’abandon. C’est-à-dire depuis bien trop longtemps.
Rattrapons-nous donc promptement… (lire la suite »)
le 16 février 10 par Moliv

Oui, je sais. Nous sommes le 16 février. Et mon dernier billet remonte au 4.
La bonne nouvelle, c’est que du coup j’ai plein de sujets en retard à traiter. La mauvaise, c’est que je ne suis pas près de trouver le temps de le faire, la vie est décidément mal faite.
M’en voici donc réduit à verser une fois de plus dans le reuse, plus très frais, qui plus est.
Quoi qu’il en soit, si vous avez un peu de temps à perdre, allez donc bavasser avec mister Akinator, le génie du Web. Cet affable locataire lampiste prétend pouvoir deviner en quelques minutes l’identité de n’importe quel personnage se cachant derrière votre tête. En clair, vous pensez à quelqu’un, il vous pose des questions, et dès qu’il en sait suffisamment il balance triomphalement la bonne réponse devant vos yeux ébahis bien que revanchards.
Méfiez-vous, il est redoutable. Surtout catégorie cinéma d’auteur…
le 04 février 10 par Moliv

S’il est un sujet qui me fascine à peu près autant qu’il m’indiffère, c’est bien celui sur la vie privée. Mais si, vous savez bien, cette vague notion archaïque qui fait doucement rigoler la jeunesse d’aujourd’hui, au même titre que le minitel, les pattes d’eph’, ou le papier à lettres.
Car ne nous voilons pas la face : le droit à la vie privée, de nos jours, c’est complètement has-been ! Enfin, c’est en tous cas ce que semble penser Mark Zuckerberg, l’illustre fondateur du réseau social Facebook, qui déclarait le mois dernier :
Les gens sont désormais à l’aise non seulement avec l’idée de partager plus d’informations et de différentes manières, mais de façon plus ouverte et avec plus de personnes… La norme sociale est juste quelque chose qui a évolué avec le temps.
Rien de bien méchant, me direz-vous. Oui, mais sauf que.
Sauf que même si ce sémillant jeune homme de 25-ans-ah-ouais-quand-même est indubitablement dans le vrai, son propos reste un modèle de communication hypocrite frisant le foutage de gueule.
Sauf que même si les gens sont désormais à l’aise avec l’idée de partager des informations, ils ne le sont que très modérément à l’idée d’en perdre tout contrôle.
Et sauf que même si Facebook constitue un formidable outil de connexion sociale, ce n’est décidément pas avec ce genre de déclarations que je vais me motiver à rouvrir le livre. (lire la suite »)