le 26 février 10 par Moliv

Avant-hier, une femme est morte. Elle avait 40 ans. Elle était dresseuse au parc aquatique Seaworld d’Orlando.
Son meurtrier se prénomme Tilikum.
C’est un épaulard.
Si les circonstances du drame sont encore confuses, il semble être acquis que la victime, Dawn Brancheau, ait été happée par l’animal, puis traînée violemment dans le bassin devant des dizaines de spectateurs.
C’est affreux. Nous sommes bien d’accord. Mais si je m’apprête ici à perdre toute commune mesure en versant dans un discours à la fois démago et provocateur (si, si, c’est possible), c’est uniquement à cause de mon incorrigible soif de grommelage compulsif que je muselle tout à fait involontairement depuis que ce blog est à l’abandon. C’est-à-dire depuis bien trop longtemps.
Rattrapons-nous donc promptement… (lire la suite »)
le 13 janvier 10 par Moliv

La Terre est pavée de connes intentions.
Parmi elles, on trouve le louable mais néanmoins grotesque combat de l’association américaine Smoke Free movies qui, sur son magnifique site pré-néandertalien SceneSmoking.org, s’amuse à épingler les films qu’elle juge trop complaisants avec ce fléau indéniable que constitue le tabac.
C’est ainsi que l’aspirateur à spectateurs Avatar, dernier rejeton du réalisateur James Cameron, s’est récemment vu octroyer par nos tabacophobes la très peu enviable distinction du « Poumon Noir ». En cause, le tabagisme compulsif de l’un des personnages du film, Grace Augustine, interprété par l’amie des aliens Sigourney Weaver.
Ce « trophée », vous vous en doutez, comble d’aise mon côté bougon et acariâtre puisqu’il va lui permettre, une fois de plus, de s’exprimer avec distinction et parcimonie. (lire la suite »)
le 20 novembre 09 par Moliv

Pourquoi ? Pourquoi le monde semble-t-il prendre un malin plaisir à continuellement éprouver ainsi les fondements vacillants de ma volonté ?
Cela faisait pourtant plus d’1 mois que je n’avais pesté contre le moindre petit fait divers, voire même d’été (oui, je sais, c’est affligeant) grâce, oserais-je l’avouer, à un scandaleux mutisme bloguesque dont je suis loin d’être fier.
J’avais ainsi héroïquement résisté à la tentation de dire tout le bien que je pensais de cette délicieuse opération marketing visant à distribuer de l’argent en plein cœur de Paris. Seulement voilà, l’affaire est récemment revenue sur le devant de la scène médiatique suite à l’annulation chaotique de ce brillant rééquilibrage des richesses mondiales.
Car bien évidemment, il a été annulé. (lire la suite »)
le 21 octobre 09 par Moliv

Je m’étais pourtant promis qu’on ne m’y reprendrait plus. Que maugréer sauvagement contre le premier scandale polémique venu était certes particulièrement défoulatoire, mais risquait fortement de nuire à mon inaltérable image de mec calme et conciliant qui ne râle jamais [rires enregistrés].
J’ai ainsi courageusement fermé les yeux sur cette affaire de gamin prétendument perdu dans le ciel à bord d’une montgolfière. Je n’ai pas davantage bronché lors de l’annonce du futur job étudiant de notre prince Jean national.
Las, c’était sans compter sur les dernières déclarations de notre cher ministre de la Culture qui, en plus de balancer des inepties plus affligeantes qu’une soirée spéciale Confessions Intimes, s’offre le luxe de me donner l’impression que je m’acharne sur lui. Le vil.
Bref, notre homme s’est récemment insurgé contre les douces paroles du clip J’ai 40 meufs du rappeur Morsay. Et même si je n’ai pas vu la moindre image de cette vidéo dont le titre seul laisse augurer d’un modèle de subtilité et de bon goût, je ne puis que partager sans réserve aucune l’indignation de Monsieur Mitterand.
« Quoi ? Mais qu’en est-il alors de cette diatribe hargneuse que laissaient présager les précédents paragraphes ? », s’interrogeront les plus perspicaces de mes lecteurs. Rassurez-vous, j’y viens. (lire la suite »)
le 02 octobre 09 par Moliv

C’est l’événement polémique qui passionne le plus les Français ces derniers temps, juste après le procès Clearstream, la grippe A, la castration chimique, la privatisation de la poste, et l’état de santé de Johnny : Roman Polanski a été arrêté samedi dernier à Zurich.
Le cinéaste, sous le coup d’un mandat d’arrêt international provenant des États-Unis, se voit ainsi menacé d’être extradé vers le pays de l’Oncle Sam pour y répondre de faits commis en 1977, alors que le malheureux pensait naïvement être devenu suffisamment invisible aux yeux – bandés certes, mais tout de même – de la Justice pour pouvoir débarquer flegmatiquement en Helvétie et y recevoir un prix saluant l’ensemble de sa carrière sans que personne ne soit suffisamment mesquin pour venir lui chercher dans la tête des poux vieux de plus de 30 ans. Et oui, j’ai écrit cette phrase sans respirer, ce qui explique que vous ayez certainement dû faire de même pour la lire. Inspirons donc ensemble et reprenons. (lire la suite »)
le 25 août 09 par Moliv

J’éprouve en général un élan de sympathie assez spontané envers tous les Davids s’attaquant à des Goliaths (ce qui, en passant, dénote soit un admirable esprit chevaleresque, soit un gros problème avec l’autorité). Ceci dit, j’ai comme qui dirait l’impression que la mode du terrorisme social est en train de dangereusement se banaliser, pour devenir le seul et unique moyen de revendication de toute personne ayant un truc à dire.
Oubliez donc la grève, protestation poussive et archaïque particulièrement éprouvante pour les pieds et les cordes vocales des manifestants. Oubliez également la séquestration patronale, opération certes jubilatoire mais nécessitant une préparation et une mise en œuvre dignes du GIGN.
Non, aujourd’hui, le must de la protestation sociale, c’est la menace écologique ! (lire la suite »)
le 31 juillet 09 par Moliv

Le 22 juillet dernier a eu lieu sur une partie du continent asiatique la plus longue éclipse solaire totale du XXIe siècle.
Pour ceux qui comme moi ont ragé d’être à ce moment-là du mauvais côté du globe, l’inévitable Big Picture nous propose de revivre ce moment magique à travers 33 photos exceptionnelles.
Ou quand la nature nous rappelle que c’est elle qui aura toujours l’apanage de la beauté pure et poétique. (lire la suite »)
le 08 juillet 09 par Moliv

La Formule 1, pour moi, c’est un peu comme le Tour de France : surfait, soporifique, et inutile. En un mot, désespérement chiant (oui, je sais, ça en fait 2).
Fort heureusement, cette puissante fédération automobile a su placer à sa tête de courageuses et distrayantes personnalités, toujours prêtes à divertir un public qu’elles savent friand de dérapages incontrôlés et autres carambolages médiatiques.
Il y eut d’abord cette exquise affaire d’orgie nazie sado-masochiste impliquant Max Mosley, alors président de la FIA, qui avait si généreusement dévoilé à la presse britannique son inclination pour les soirées déguisées, la douce langue de Nietzsche, et les demoiselles fort peu sages. Tout ça dans le seul but d’égayer le morne quotidien des adorateurs de bolides tournant en rond. C’est beau.
Hé bien cette fois-ci, c’est au tour de Bernie Ecclestone, le « grand argentier » du sport automobile, de se fendre d’un petit one-man-show diablement hilarant. Au menu : la noblesse du leadership, la vacuité de la démocratie, et l’idole de toute une génération. (lire la suite »)
le 22 avril 09 par Moliv

J’avoue avoir hésité. L’infime pourcentage de mes articles bougons et râleurs frisant allègrement les 99,9 %, j’avais quelques scrupules à me laisser une nouvelle fois aller à la ronchonitude.
Mais là, vraiment, elle exagère.
Elle, c’est Ségolène Royal. Qui réussit régulièrement l’incroyable tour de force de m’exaspérer à peu près autant que notre cher et tempéré Président pipole. Sa dernière lubie en date : les excuses à répétition.
Il y eut d’abord le pardon africain. Puis vint le pardon espagnol. J’ignore quel sera le prochain, mais gageons qu’avec la verve notoirement mesurée de notre chef d’État favori, l’ex-candidate à la présidentielle aura encore bien des occasions d’exprimer un désaccord outré et repenti. (lire la suite »)
le 09 avril 09 par Moliv

Le téléchargement illégal, c’est mal.
Je passe régulièrement pour le vieux rabat-joie de service auprès de mon entourage à cause de cette conviction certes totalement has been, mais à laquelle je ne saurais renoncer. Une œuvre est une œuvre et, indépendamment de ses qualités artistiques, mérite que l’on en rétribue l’auteur dès lors que l’on en a jouissance. De l’œuvre, hein, pas de l’auteur.
Je me moque de l’aspect légal de la chose. C’est une simple éthique personnelle, et tout le monde sait que loi et morale sont 2 choses bien distinctes. Les slogans du style « Télécharger illégalement constitue un délit passible de prison et d’une méchante amende que t’auras du mal à payer tout seul espèce de sale voleur » m’ont donc toujours doucement fait rigoler.
Mais depuis que la loi Création et Internet (plus connue sous le nom de loi Hadopi) a été adoptée la semaine dernière par l’Assemblée nationale, et mardi soir par la Commission mixte paritaire, j’aurais plutôt envie de pleurer. (lire la suite »)