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Quand Eole s’emmêle

Juste un furtif billet comme ça en passant, parce qu’il n’est tout de même pas question que j’atteigne la déshonorante limite d’1 mois de mutisme mrmolivien.

Vous en avez peut-être déjà eu vent (hum), mais le 5 juillet dernier s’est abattue sur la ville de Phoenix une petite tempête de sable fort sympathique – esthétiquement parlant, bien entendu. Cette légère brise n’ayant fait aucune victime ni réel dégât matériel, nous pouvons sereinement nous plonger dans les 2 vidéos qui suivent, en méditant avec simplicité sur la beauté et la puissance du rassemblement.

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Headshot

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Les quotidiens sont aux anges. Les lecteurs également.

Les seconds n’ont en effet plus à subir le matraquage royal des premiers depuis que le monde entier a les yeux rivés du côté du Pakistan. Car ça y est, c’est officiel depuis dimanche soir, Oussama ben Laden est mort. Ce qui, il faut bien l’avouer, constitue un événement d’une envergure très légèrement supérieure à l’union de nos 2 tourtereaux britanniques préférés.

Pourtant, cette annonce me plonge dans un état des plus particuliers.

Non pas à cause des inévitables théories de complot qui fleurissent sur le sujet, étant déjà persuadé que la version que l’on nous sert est à peu près aussi fidèle que les élucubrations fantaisistes des empêcheurs de tuer en rond.

Non plus par une quelconque idéologie pacifiste. Cet homme était le leader d’un mouvement terroriste responsable de milliers de victimes innocentes. Quelle qu’ait été la légitimité de son combat, je ne vais certainement pas pleurer.

Non, je crois que ce qui me perturbe dans tout ça, c’est la dimension à la fois exceptionnelle et dérisoire de l’événement.

Exceptionnelle, car à l’heure où les révolutions arabes démontrent un désir manifeste d’en finir avec l’oppression en empruntant la voie de la liberté et non celle du fanatisme, cette décapitation d’Al-Qaida prend presque des allures de présage.

Dérisoire, car il faudrait être bien fou pour croire que la mort d’un homme, fût-il un symbole, puisse ne serait-ce qu’ébranler notre détestable propension à vouloir péter la gueule à notre voisin.

Bon. Sinon c’est vrai qu’elle est mimi en fait, Philippa Middleton.

(Illustration : Couverture du Time Magazine à paraître jeudi 5 mai).

J’aime Internet

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Ce qu’il y a de merveilleux avec les flux RSS, c’est qu’au lieu d’aller à l’information, c’est l’information qui vient à vous.

J’ai ainsi pris l’habitude de survoler quotidiennement la foultitude de sujets d’actualités s’invitant dans mon agrégateur, zappant frénétiquement de nouvelles futiles en brèves déprimantes. Et c’est parmi ce flot constant de mots se faisant écho de nos maux que je suis tombé sur ces 2 petites perles absolument délicieuses.

Je vous préviens tout de suite, le sujet même des dépêches en question ne présente aucune espèce d’intérêt. D’un côté, l’annonce de la déprogrammation de la magnifique quadrature des Very Inintéressantes Personnes sur TF1, et de l’autre le compte-rendu guère enthousiaste de la performance pécuniaire de la voix de fausset pré-pubère la plus idolâtrée de cette décennie.

Du Carré Viiip et du Justin Bieber, donc, autant dire que ça se présentait plutôt mal. Lire la suite →

Sombres nuages

C’est curieux, ce sentiment, tout de même. Le futile me fait bondir, le tragique m’anesthésie.

Les nuages se multiplient autour de nos têtes, qu’ils soient radioactifs ou militaires, et les seuls sujets dont je me sente capable de parler sont les puantes galéjades facebookiennes de la fan numéro 1 d’Eric Zemmour, ou encore la nouvelle perle d’irréalité télévisuelle à fort potentiel pathétiiique.

Comme si je préférais cracher une bile bien confortable au lieu de prendre le risque de réaliser que parfois, les mots sont désespérément vains.

Quand la Terre frissonne, c’est mon clavier qui se glace.

‘Comprendrai jamais rien à la physique, moi.

Faute de frappe

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Rien qu’une lettre, un trait, le bruissement d’une aile.
Toute fine, de celles que l’on remarque à peine.
Délicate quand seule, brillante quand jumelle,
Mais quelque soit le nombre, inlassablement belle.

Pourquoi a-t-il fallu qu’un malheureux rêveur
Se laisse un jour distraire par une douce torpeur,
Et, alors qu’il croisait notre exquise éthérée,
Continuât son chemin sans la remarquer ?

Elle était pourtant là, au milieu des cinq autres.
Au f, au e, au m, elle tenait dragée haute !
Las, tout à son labeur, notre fol étourdi
Manqua la frêle lettre, et bien mal lui en prit.

Car au lieu d’annoncer sur papier officiel
Qu’en ce jour se tiendrait la journée de la flemme,
Ce gros boulet créa, sans y être invité,
La journée de la femme, non mais sans déconner !