Absence
le 15 septembre 09 par MolivPetit post express pour vous rappeler que les cours et la soirée du Warm’up sont annulés ce soir.
Petit post express pour vous rappeler que les cours et la soirée du Warm’up sont annulés ce soir.

A l’heure où la rentrée pointe timidement le bout de son nez, toute consciente qu’elle est du ressentiment que nous nourrissons à l’encontre de celle qui sonne ainsi le glas de nos douces soirées estivales et de nos longues journées de farniente, je voudrais revenir très brièvement sur un petit conseil express à l’égard des salseras ayant repris avec bonheur le chemin studieux des cours de danse.
Mesdemoiselles, alors que la tâche incombant au danseur durant ce qu’il convient d’appeler le calvaire de l’apprentissage corporel est, entre autres, d’assimiler et de reproduire les enchaînements de passes présentés sans ménagement aucun par le prof, celle qui vous est réservée est justement de ne pas faire de même. (lire la suite »)

Voici un petit lien absolument remarquable m’ayant été transmis il y a quelque temps par notre Max el Erizo national, que les anges éternels de la musique afro-caribéenne lui rendent grâce mille et une fois.
Le site en question, The Salsa Beat Machine, nous propose de nous familiariser avec les nombreux éléments composant la rythmique de base de la salsa, grâce à une petite application Flash particulièrement bien pensée.
Alors s’il vous est déjà arrivé de vous demander quelle était la différence entre une clave 2-3 et une 3-2, si vous confondez congas et bongos, ou si vous êtes tout simplement curieux de connaître un peu mieux tous ces instruments, je ne saurais trop vous conseiller d’aller faire un tour par ici.

On ne le répètera jamais assez, la tâche d’un danseur est d’une arduité traumatisante.
Lorsqu’il débute, il est jeune, naïf, insouciant et plein d’espoir. Et alors qu’un horizon radieux de danses et de festivités orgiaques semblait s’offrir à lui, voilà que le malheureux se retrouve, sans trop savoir comment, victime d’un harcèlement moral impitoyable de la part ce celui en qui il avait placé toute sa confiance – ainsi que tous ses deniers, d’ailleurs. Tout ça parce que les bases, parce que les paliers, parce que les essuies-glace, parce que le tempo, et parce qu’Hercule n’était décidément qu’une fillette avec ses 12 malheureux travaux.
Messieurs, nous sommes des héros.
La mauvaise nouvelle, c’est que plus ça va, et moins ça va. Car une fois le cap du débutant soigneux et appliqué franchi, nous nous retrouvons face au plus cruel des dilemmes que l’Homme ait jamais connu depuis la diffusion simultanée de la finale de la Coupe du Monde de foot et d’un reportage exclusif sur les méthodes de sélection des mannequins Aubade : vaut-il mieux privilégier la technique, ou le feeling ?
Comme souvent dans ce genre de cas, il n’y a ni bonne, ni mauvaise réponse. Seulement des choix. Et en ce qui me concerne, ça se situerait plutôt nettement du côté de la seconde proposition.
Surtout si ce sont des mannequins brunes. (lire la suite »)

(Rappel sur le « Petit Lexique à l’Usage des Imprudents Explorateurs Salsazoniens »)
BOB L’ÉPONGE, subst. Emprunté au célèbre personnage de dessin animé homonyme.
Personne physiologiquement déficiente présentant une activité des glandes sudoripares anormalement élevée. Ex. : « Diantre, ses capacités de régulation de la sudation sont particulièrement défaillantes, c’est un vrai bob l’éponge ! ». (lire la suite »)

Je suis un tortionnaire. Quiconque ayant déjà pris ne serait-ce qu’un cours avec moi pourrait témoigner de mes insidieuses et sournoises pulsions tyranniques, allant de l’intransigeante croisade anti-essuie-glace, à la vocifération péremptoire du pas de base.
Le pire, c’est qu’à ces insupportables et innombrables destriers de bataille vient s’ajouter une détestable propension à la torture psychologique. Si. Le repentir me guette parfois, mais je l’ignore courageusement. Car si ma conscience survit à ce penchant sadique, c’est uniquement grâce à l’intime conviction de son bien-fondé – ce qui est un peu facile, je vous le concède.
Toujours est-il que l’une de mes tortures favorites – qui se révèle également être l’une des plus redoutées – est de faire danser mes élèves sur une musique lente. Voire très lente, si vraiment je me trouve dans une période de sadisme absolu et que j’ai eu une sale journée. Ce qui n’arrive bien évidemment jamais. (lire la suite »)

(Rappel sur le « Petit Lexique à l’Usage des Imprudents Explorateurs Salsazoniens »)
IMBIBÉ, -ÉE adj. Participe passé d’imbiber. Emprunté du latin imbibere, « boire, absorber ».
Se dit d’une personne fortement imprégnée d’un liquide à haute teneur en alcool. Il est imbibé comme une éponge, il est ivre. (lire la suite »)

C’est l’œil humide et la main tremblante (respectivement d’émotion et de parkinsonïte aiguë) que j’inaugure aujourd’hui une toute nouvelle rubrique.
PLUIES, que ça s’appelle.
Ne vous laissez donc pas berner par l’apparente explicité de l’intitulé, ladite rubrique n’a qu’un rapport très éloigné avec Météo-France. Non, en fait c’est simplement l’acronyme du « Petit Lexique à l’Usage des Imprudents Explorateurs Salsazoniens ».
Vous me pardonnerez, je l’espère, mon insupportable propension à inventer des mots de plus en plus stupides, et aurez bien évidemment compris que l’adjectif salsazonien se rapportait au monde merveilleux et magique de la salsa azuréenne. Voire mondiale. J’ai su rester humble.
M’inspirant sans vergogne aucune des excellentissimes Portraits de Salseros de Jack “El Oso” et consorts, parus sur SalsaFrance, je proposerai donc de temps à autre la définition molivienne d’un mot ayant un rapport, de près ou de loin, avec le monde merveilleux et magique de la salsa azuréenne. Voire mondiale. J’ai su rester humble. (Longue vie au comique de répétition).
Merci donc de prendre cette catégorie avec les pincettes d’usage étiquetées “humour”, “second degré”, “auto-dérision”, et “légèreté potentiellement lourde”.
Photo weimieweim.

« Mais ça sert vraiment, l’échauffement ? »
Voilà une question qui m’a été posée plus d’une fois. Je commence en effet toujours mes cours par 5 minutes d’échauffement, suivies de 5 minutes de shines.
Est-ce indispensable ? Certainement pas.
Est-ce utile ? Indéniablement.
J’admets qu’il peut paraître frustrant de « perdre » du temps en diverses contorsions inconfortables et autres jeux de pieds obscurs, mais le fait est que la danse ne se résume pas à la simple récitation de passes plus ou moins complexes sur un fond sonore quelconque. Lorsque l’on est sur la piste, on bouge. Et le drame, c’est que pour la majorité d’entre nous, c’est loin d’être instinctif.
L’échauffement donc, outre le fait d’avertir nos petits muscles que l’on s’apprête à les martyriser, aide à apprendre à isoler certains éléments de notre corps, afin de les bouger indépendamment les uns des autres. C’est ce qui nous permet de caser un bref coup d’épaules ou une délicate ondulation lorsque la musique nous y invite.
Les shines, quant à eux, sont là pour bien faire comprendre à nos jambes que ce sont nous qui leur ordonnons que faire, et non l’inverse. Étant donné qu’on ne danse pas avec ses mains, mais bien avec ses pieds, il est primordial d’être capable de les déplacer sans être mû par un quelconque automatisme. Ce n’est qu’à ce prix que l’on évoluera sur la piste avec un minimum d’aisance et de confort.
Donc l’échauffement, en fait, c’est peu comme les femmes. Parfois pénible, souvent difficile à gérer, mais c’est quand même mieux avec que sans…

Il m’arrive de temps en temps d’accueillir dans mes cours ce que j’appelle un élève modèle. Attentif, appliqué et assidu, il est l’incarnation même de la concentration et de la motivation (euh non, c’est pas de toi que je parle, Dad).
Et alors que tout devrait réussir à cet attachant personnage, je lis parfois dans ses yeux un certain désarroi, une sorte d’interrogation sourde et insistante sonnant comme un appel à l’aide, du genre : « Mais pourquoi je progresse pas, bordel ? ».
La réponse est toute simple. Parce qu’il faut danser, maintenant. (lire la suite »)