
Non, je n’en parlerai pas.
Pourtant pas l’envie qui m’en manque, vous vous en doutez bien. L’effervescence médiatique entourant ce qu’il convient d’appeler « l’Affaire DSK » si l’on veut un tant soit peu faire classe tout en soignant son référencement Google est telle que je pourrais disserter des heures durant sur la moralité soluble dans le pouvoir, la déontologie journalistique vacillant à l’odeur du scoop, et surtout l’exceptionnelle propension des médias à déblatérer sans fin sur un sujet dont ils ne connaissent somme toute rien de moins que du vent (je le sais, c’est ce que je fais tout le temps ici).
Mais j’ai déjà donné avec Polanski, et en l’absence manifeste d’éléments avérés me permettant de gratifier l’une ou l’autre partie de tout mon soutien psychologique – ce qui, à n’en pas douter, changerait radicalement sa vie – je ne puis qu’avouer m’en tamponner avec force et élégance, de cet affligeant fait divers socio-politico-tragi-comique.
En fait, aujourd’hui, je voudrais simplement parler poussière.
De celle que la nature soulève lorsque résonne l’un de ses hoquets réprobateurs, et qui me plonge systématiquement dans une fascination respectueuse et terrifiée.
Car j’ai beau être pleinement conscient de la normalité de la chose, je ne puis m’empêcher de considérer toutes ces récentes catastrophes naturelles comme autant de messages subtils de la part de notre chère planète pour nous faire enfin comprendre qu’elle en a plein le dos de nous avoir sur le sien. Lire la suite →